Biographie de Reddy Amisi

Reddy Amisi de son vrai nom Rémy Namwisi Ngoy, alias « Bayilo Canto », Né le 5 mai 1960 dans la commune de N’djili à Kinshasa, juste un mois avant que la RDC, obtienne son indépendance du Royaume de Belgique. Il est le fils de Benjamin Luyangusu et de Albertine Nkesa. Il est marié une institutrice française et père de quatre enfants.

Pendant son adolescence, il apprécie des artistes comme Bob Marley et Jimmy Cliff.

C’est au sein du groupe des petits chanteurs chrétiens « Chem Chem Yetu » que Reddy fait ses débuts en 1975. Remarqué pour son talent de chanteur, il est accepté un an plus tard dans le groupe Sambole de Maître Ngombe. En 1976, il devient choriste dans le groupe Sambole. Il change plusieurs fois de groupes : Juvenil (1977), Likamuisi (1978) et No Lingwala (1980). Dans ce dernier groupe, Koffi Olomide, le présente à Papa Wemba qui l’invite à rejoindre son groupe Viva La Musica.

En 1982, Viva La Musica de Papa Wembas a souffert d’une scission d’Emeneya et de quelques autres membres qui sont allés créer Victoria Eleison. Le vide qu’il crée oblige Papa Wemba à recruter de nouveaux talents. C’est alors que Koffi Olomide entre dans l’histoire. Koffi était l’auteur-compositeur de Viva La Musica à cette époque et connaissait le talent de Reddy. Il l’a présenté à Papa Wemba qui a ensuite embauché Reddy. Reddy est resté à Viva de 1982 à environ 2001.

Peu de temps après avoir rejoint Viva La Musica, Reddy est devenu un membre précieux du groupe. Il a contribué avec des chansons comme Kotida en 1983 et Lize Paradis en 1985. Les mélomanes congolais les ont accueillis très positivement. Reddy a fait une tournée en Europe et aux États-Unis avec Papa Wemba, sous les marques Viva La Musica et Molokai. En 1987, Papa Wemba a déménagé définitivement Viva La Musica à Paris, France. Ses membres, dont Reddy, ont également dû se réinstaller.

Vers l’année 1992, alors qu’il vivait toujours en Europe, Reddy a commencé à constituer une équipe de musiciens à Kinshasa qui pourraient aider à diverses productions musicales dans leur pays d’origine. C’est la naissance du groupe d’accompagnement Nouvelle Ecriture. Papa Wemba a transformé la Nouvelle Ecriture en Viva La Musica Nouvelle Ecriture en 1996 après s’être réinstallé à Kinshasa. Pendant ce temps, Reddy et l’équipe de France se sont rebaptisés. Ils sont devenus Viva La Musica – Cours Des Grands (Viva La Musica Big Boys Rules). Cela a contribué à les différencier de l’autre équipe. Ils ont également continué avec des albums et des productions utilisant ce nom de groupe. Autour de cette période, reddy a sorti quelques albums solo. Il faisait toujours techniquement partie de Viva La Musica et bénéficiait également du soutien de Papa Wemba.

Tout en continuant sa carrière au sein du groupe Viva la Musica, en 1988, il signe l’album Zakina qui lance sa carrière solo et le place au firmament des hits-parades du pays. Puis il connaît un succès fulgurant dans les années 1990 avec les albums Queen Lina, Injustice, Prudence, Ziggy, Étoile. Reddy Amisi va sortir au total huit albums au sein de ce groupe.

« La Chanson prudence » Paru avec le concours du label Flash Distribution Business en 1993, ce disque qui porte la référence FDB 100104 et qui a été bien accueilli par les mélomanes cette année-là est le troisième album de Reddy, accompagné par l’ensemble musical « Viva La Musica ». Cette chanson a été écrite en honneur de « Hegue Toyéyé », grand mécène du comité « Viva La Musica » qui a longtemps soutenu Papa Wemba. Ce cartel était composé entre autres de Hegue Toyéyé, Mack Manadia, Cornely Malongui, Sacré Marpeza, Cénado, Colonel Jagger, J.R Ikoli, Bruno Matadi, Grey Calixte et Ben Magellan. Ces deux derniers sont issus du Congo Brazzaville.

Hegue Toyéyé c’est ce monsieur qui tourne le bouton du transistor au début du clip de la chanson dixième commandement. C’est sa vie qui est relatée à travers le titre « Injustice ». Orphelin et ainé de la famille, Hegue Toyéyé doit faire face aux nombreux défis dans un monde où l’injustice est reine. « Natindama boni, ngai Hegue, bawa ko bakuta bomengo balemba bisengo. Natindama mozangi na kati ya babola, etike. Ebele ya baleki na sima nani a kobokolo. Tika na sala makasi mpe na longa na koka kobokola Ella, Randy mpe libota mobimba », « De quelle manière ai-je été envoyé dans ce monde, moi Hegue, les morts y ont vu le bonheur mais ils n’y ont pas pu trouver la joie. J’ai été envoyé comme un mendiant parmi les pauvres, un orphelin de surcroit. J’ai beaucoup des cadets derrière moi qui les prendra  en charge ? Laisse-moi travailler dur et que je réussisse pour que je prenne soin d’Ella, Randy, Johny ainsi que toute la famille ».  Ella est le prénom de la femme de Hegue, Randy et Johny, ses frères.

Cette magnifique œuvre musicale a forgé des jeunes vivant dans la précarité et les a servis de tremplin  vers le chemin de la réussite dans un univers hostile. Un autre titre dans lequel la vie de Toyéyé est chantée dans cet opus c’est « Orphelin ».

Ont chanté dans ce disque : Aby Souria, Bipoli, Djanana, Dodo Munoko, Gloria, Joly Mubiala, Pascal Lokwa, Papa Wemba, Reddy, Spray et Stino. Les guitares sont grattées par Bongo Wende, Djo Mass, Rigo Stars, Timololo, Demukuse. Les percussions et la batterie sont produites par Ikomola et Awilo Longomba.

 

Soutenu par l’orchestre Viva La Musica de Papa Wemba avec qui il a chanté, Reddy Amisi s’est fait connaître dans la sphère du soukouss avec l’album »Queen Lina » paru en 1990.” Injustice (1992), Prudence (1994), Ziggy (1997), Etoile (1999) et Fin d’exil (2001).

En 2000, les tensions entre Reddy Amisi et Papa Wemba ont pris de l’ampleur. Cela a été accentué par l’arrivée d’un groupe de Nouvelle Ecriture exigeant et les ambiguïtés qu’il a apportées. L’année suivante, Reddy a choisi d’obtenir son diplôme de Papa Wemba et Viva tous ensemble et a construit La Casa Do Canto, son propre groupe.

En 2002 il monte son propre groupe La Casa do Canto. Dans ses chansons, il continue à inciter la jeunesse africaine à se responsabiliser et à travailler assidument. Lors de concerts au Canada en 2008, sa musique est décrite comme basée sur les rythmes africains, oscillant entre rumba et soukouss, et dont les paroles traitent de sujet d’actualité comme la pauvreté et l’injustice en Afrique.

Il garde un lien privilégié avec l’Afrique, y donnant régulièrement des concerts, et s’est engagé dans plusieurs associations de lutte contre les violences humaines dans son pays.

Auteur-compositeur talentueux avec, à son actif, 120 chansons à succès, c’est par la finesse de ses œuvres dominées par le thème du socialo : misère, combat acharné contre la mendicité et la paresse, le mariage, incitation au dépassement de soi…, ainsi que la qualité de ses prestations que le public difficile de Kinshasa l’a adopté et lui a fait un Big Triomphe.

En 2018, il s’adresse au Président de l’Assemblée nationale en demandant la mise en place d’un système de redevance pour que les artistes congolais perçoivent une petite commission lorsque leurs musiques sont utilisées dans les boîtes de nuit, bars, restaurants, etc. Par ailleurs, il plaide pour que les artistes soient protégés, proposant que, lorsque leurs musiques sont piratées par des étrangers, la Justice congolaise intervienne.

L’artiste musicien Réddy Namwisi Ngoy alias « Reddy Amisi » a annoncé sur sa page instagram, une collaboration avec les  chanteurs Héritier Watanabe, Jean Goubald, Iyenga et Sam Mangwana pour son nouvel album intitulé « Bailo Canto » qui sortira le 30 septembre 2022 prochain sur toutes les plateformes de téléchargement légal

Ce nouveau projet « Bailo Canto » contiendra 16 titres en vue de communier avec ses fans après plusieurs années de disette ainsi que promouvoir la musique congolaise, a souligné l’artiste.

KK

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