Biographie de Maxime Soki Vangu

Né le 18 août 1947 à Léopoldville, Maxime Soki Vangu a commencé sa carrière musicale au sein de la chorale d’une église. C’est grâce à son petit frère, Emile Soki Dianzénza qu’on le découvrira. Dénicher par Bavon Marie Marie, il intégrera l’orchestre « Négro Succès » jusqu’à la mort de ce dernier. C’est au début des années 1970 que Bella bella prend forme comme orchestre d’enregistrement, sous les auspices de Charles Louketo et des éditions « La musette » dont l’histoire se confond avec celle des frères Soki (Vangu et Dianzénza). Entre 1970 et 1972, Bella Bella explose en puissance. A partir de 1972, ivre de succès, Emile abandonne son grand frère pour créer l’orchestre Bella Mambo. De 1973 à 1979, ils sont de nouveau ensemble et cartonne encore pour se séparer une fois de plus. Soki Vangu avait aidé Papa Wemba en lui dotant d’un matériel neuf, lors de la création de Viva la Musica. Il est décédé le 18 mai 1990.

Dans l’histoire de la musique rd-congolaise, on compte beaucoup des musiciens issus de la même famille, les plus connus c’était Franco Luambo Makiadi et Bavon Marie-Marie, Nico Kasanda et Dechaud, Franck Lassan et Lola Djangi Checain, Dewayon et Johnny Bokelo ainsi que Mauro et Dizzy Mandjeku. Après nous avons connus les frères Fataki, les Yondo Sisters et plus près de nous les Makoma et les Kunda Sisters. Mais durant les grandes vacances de 1970 dans la commune de Bandalungwa et exactement le 15 août 1970 l’orchestre Bella Bella voit le jour.

Soutenu par un jeune mécène Verckys Kiamuangana. L’originalité de ce groupe c’est qu’il a aux commandes deux frères, Maxime Soki Vangu (né à Kinshasa, le 18 août 1947) et son jeune frère Emile Soki Dianzenza qu’on appelait aussi par son sobriquet Prince (venu au monde à Kinshasa, le 14 décembre 1954). A la base, une chose les caractérise, ils sont tous les deux chanteurs et auteurs-compositeurs. L’aîné, qui étudiait à la colonie scolaire de Boma, chantait à la chorale de l’église et à ses heures perdues, il interprétait les chansons de quelques-uns de ses grands qui l’ont précédé dans la musique à la grande satisfaction de ses condisciples et de ses encadreurs.

Mais, c’est par le petit frère qu’il va être découvert. Ce dernier, Emile, vient de participer un festival organisé par Madiata en 1969 en interprétant une chanson dédiée à l’unité africaine et dont, par le plus grand bonheur, il remporte la palme. Ce trophée suscite en lui une vocation. Max l’encourage et les éditeurs de la place commencent à s’y intéresser. On se le dispute. Les voilà qui signent avec la Musete. Deux 45 tous en sont issus notamment « Mokolo ya Mariage », « Baboti bapekisi », deux titres d’Emile et « Misère ya Basi » et « Mwasi ya Bato » de son grand frère Maxime. La magie a opéré et le succès est au rendez-vous ! Ils montent un groupe de fortune et commence à donner des concerts en matinée. Puis, ils négocient pour jouer en lever de rideau de Négro-succès.

Découvert par Bavon, Maxime rejoint le Négro-succès jusqu’à la mort de Bavon. De 1970 à 1972, c’est presque la totale. Bella Bella où trône les deux frères mis sur rails démarre en trombe, avec le succès que l’on sait. Et le succès monte à la tête du petit qui quitte son frère et va fonder son propre groupe Bella Mambo. Il rencontre des problèmes de gestion et finit par revenir sur ses pas. Les éditions Vévé entrent dans la danse et produisent la célèbre chanson « Sofele » en 1973. Maxime crée sa propre marque et lance en série « Zamba-Zamba », « Masanga », « Bienvenu Doudou », « Zizina », « Getou Salay », « Petite Zizina » et « Zing-Zong » pour ne citer que ses titres à succès.

En 1973, de nouveau ensemble, ils cartonnent et lancent dans le marché deux titres tonitruant « Pambidoni » de Shaba Kahamba et « Sola ». En 1979, Ils caracolent sur le hit-parade durant cinq ans. Les caprices du petit refont surface : ils se séparent encore, chacun évolue dans son coin. Auparavant en 1977, Maxime apporte son soutien à Papa Wemba pour lancer son groupe Viva La Musica en mettant en sa disposition un matériel pimpant neuf de musique et sortant son 1er disque « Maman Wali ». En 1987, Emile tombe malade et on apprendra sa mort le 4 mai 1990, au pays et comme s’ils étaient liés par le sort, le grand frère va le rejoindre deux semaines plus tard à l’étranger ou il s’était installé en France puis en Allemagne.

Depuis plus de 20 ans, la fille ainée de Maxime, la petite Zizina (à qui son père avait dédié la chanson éponyme) devenue grande a repris la succession des affaires de son géniteur. Elle se débrouille tant bien que mal avec son éditeur de mari pour rééditer les œuvres de son défunt papa.

JEAN-PIERRE EALE IKABE

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