Biographie de Charles Mwamba dit Déchaud inventeur du Mi-composé

Née Charles Mwamba wa Mwamba surnommé « Déchaud Mongala » le 1er janvier 1934 ou 35 à Luluabourg (Actuelle Kananga) – Mikalayi au Congo belge, dans l’actuelle province du Kasaï – Occidental. Formateur et frère ainé de Docteur Nico.

DECHAUD accède à la notoriété musicale comme un adolescent en 1950 avec le chant artiste le plus populaire de l’époque, Zacharie Elenga, mieux connu comme « Jhimmy. » Jhimmy tendu sa guitare à deux cordes E, la deuxième place de la chaîne normale D. Ce style est venu pour être connu comme le mi-composé, et Dechaud l’ai ramassé comme il a appris à jouer de la guitare à côté de Jhimmy et Tino Baroza Balozi son cousin vers l’avenue Usoke dans la commune de Ngiri – ngiri..

C’est Tino Barosa qui le conduira trois ans plus tard aux éditions Opika de Moussa Bénathar comme chanteur au groupe d’accompagnement du studio.

Au milieu des années cinquante, en tant que membre du groupe séminal Jazz africain, Dechaud a commencé à définir ce que cela signifiait d’être un accompagnateur ou le guitariste rythmique. Congo-Brazzaville auteur Sylvain Bemba a écrit que le style Dechaud était « original, fait d’hésitations pseudo, anticipations, et la délibération évident tous se rassemblent dans le travail plus belle rythmique. Aucune guitariste n’a jamais su mieux que DECHAUD comment érotiser la rumba. »

C’est aux Opika qu’il fera la rencontre de Paul Mwanga, Lucie Eyenga, Taumani, Roitelet Moniania, Ndinga Pierre, où ils formèrent « Bana Opika ».

Vers 1951, ils formèrent un trio ensemble avec son cousin Tino Baroza qui joue au solo et pierre Tshibuyi  à la basse. C’est durant ces périodes qui va apprendre à son petit frère Nico Kasanda a joué la guitare solo.

En 1953, Joseph Kabasele dit Kallé Jeff après fusion des éditions Opika et Esengo va décider de monter son orchestre « African Jazz » avec Tino Baroza et ses cousins Déchaud Mwamba et Nico Kasanda, Roitelet, Zamba, depuissant, Musekiwa Isaac, Dialuvila Baskiss, Menga Ando, Roger Izeidi et Yamba yamba.

Ainsi il va participer aux chansons comme « parafifi et Lolo Brigitta ». Après un bref séjour à Mikalay au Kasaï occidental, il apprendra aussi le Xylophone traditionnel et la Sanza qui fera qu’il puisse gagner en notoriété dès son retour à Kinshasa.

Le MI-COMPOSE

Soucieux d’améliorer le son de sa guitare il va remplacer le 4ème fil par un mi- mineur créant ainsi le mi- composé. Malgré qu’il sera contesté plus tard d’avoir copié cette technique chez un artiste brazzavillois.

En 1956 la fusion des éditions Esengo et Opika entraînera l’association des musiciens accompagnateurs de ces deux maisons d’éditions dont Joseph Kabasele dit « Kallé jeff.

En 1960, il fera partie de la délégation des musiciens congolais qui se rendent à Bruxelles sur invitation des frères Kanza, avec Brazzos, Petit Pierre, Nico, Roger Izeidi, Kallé et Vicky Longomba. Ainsi naîtra des chansons comme : Indépendance Cha Cha, Table ronde…

Après les absences répétées de Kallé plus intéressé par la politique, Déchaud avec son frère Nico Kasanda, Rocherau, Willy mbembe, baskiss et bejos vont monter l’orchestre African Jazz aile Nico Kasanda.

AFRICAN FIESTA et AFRICAN FIESTA SUKISA

En 1963, Nico, Roger Izeidi et Rocherau vont tenter encore leur exploit en créant un groupe musical dénommé African Fiesta. Insatisfait Nico va se désolidariser avec le reste du groupe pour créer avec son frère « Africa Fiesta Sukisa ».

Dechaud et Nico Kasanda sont parmi les rares musiciens qui peuvent se vanter d’avoir fait danser le président ivoirien Houphouët Boigny.

Dechaud façonné un cadre rythmique de son frère pour embellir, et dans le processus, il établi la norme pour la guitare rythmique congolais. Ceux qui ont suivi, Lokassa Ya Mbongo, Bopol Mansiamina, et des dizaines d’autres ont une dette incalculable pour les stylings de Mwamba Dechaud. Après African Fiesta Sukisa dissoute vers 1973, et face à la baisse d’accompagnement de son frère, Dechaud sombré dans un état de mise à la retraite. Il rejoint en Nico éphémère retour dans les années quatre-vingt, puis baisser à nouveau de la vue quand Nico est décédé en 1985.

Dechaud connu un passage à vide qui le déstabilise physiquement et psychiquement. Il sera récupéré en 1982 pour l’intégrer au sein de l’Afrisa International, sans pour autant jouer un rôle majeur au sein de cet orchestre.

Il lui faut attendre 1997 pour que Dechaud refasse son come-back relancé par ses neveux, les fils de Nico Kasanda . Il disparaît la nuit du 4-5 Septembre 1999 dans l’indifférence générale. C’est seulement en 2000 que l’état congolais et les musiciens lui ont rendu un hommage posthume.

Œuvre la plus célèbre Dechaud », a African Jazz Mokili Mobimba» (souvent abrégé en « Afrique Mokili Mobimba»), aurait dû lui fournir un séjour confortable en dépit de l’inactivité de ses dernières années. La version originale, enregistrée avec l’African Jazz et couvertures ultérieures par d’autres artistes ont été parmi les vendeurs les plus réguliers musique congolaise au fil des ans. Mais, comme cela arrive souvent dans le monde néfaste de l’industrie musicale congolaise, la rémunération atteint peu créateur d’une œuvre.

Il a été dit que le patron de Dechaud dans l’African Jazz, Joseph Kabasele, a acheté les droits sur des œuvres de ses employés. Si c’est le cas, les redevances, s’ils avaient été payés, serait allé à Kabasele et son domaine. D’autres artistes qui ont couvert la chanson confond souvent davantage la situation en créditant la chanson à Kabasele ou re-nommant eux-mêmes et de crédit. En conséquence, Dechaud vécu une grande partie de la fin de sa vie presque sans ressources, sans même une guitare de son propre rôle à jouer.

Il a joué occasionnellement avec l’équipement emprunté dans une bande de vieux de la vieille Afric’Ambiance appelé. Pour la plupart, cependant, Dechaud passé du temps dans un modeste bungalow de deux pièces fournies par les enfants de Nico, recevoir un visiteur occasionnel mais sinon, en gardant bien à lui-même.

En Décembre 1993, grâce à la Voix de l’Amérique Leo Sarkisian, l’ambassade américaine à Kinshasa honoré DECHAUD pour sa contribution à congolaise (zaïroise) musique. Le Chargé d’affaires présenté l’instrument musicien-moins avec une guitare acoustique à nouveau une grande cérémonie en présence d’un grand nombre de fans, amis et dignitaires, dont toutes les vies ont été égayé par sa musique. Peu entendu parler à propos de Dechaud après cela, jusqu’à l’annonce en Septembre de sa mort.

Œuvres Musicales

Dechaud, guitariste et compositeur a laissé une dizaine des chansons dont :  « Biantondi », « Miranda », « Fidélie », « Mawonso Pamba », « Domingo Yaka » , »Mbelu » et surtout « Africa MPokili mobimba » composé en 1961 au sein de l’African Jazz. ”

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