De nouvelles révélations pourraient-elles éclairer les circonstances de l’arrestation de Denise Dusauchoy en Tanzanie ? Alors que l’influenceuse congolaise a été interpellée le 30 août avant d’être transférée à Kinshasa, un nouveau récit attribué à son entourage fait état d’une affaire présumée de faux visas impliquant un cadre de l’AFC/M23.
Selon un récit rapporté par son ami Sandra Mudimbe, Denise Dusauchoy, qui séjournait auparavant à Kigali, aurait effectué un déplacement en Tanzanie dans le cadre d’une démarche destinée à faciliter le voyage d’un proche vers l’Europe.
Toujours selon cette version, l’influenceuse aurait tenté d’obtenir, en Tanzanie, des documents présentés comme des visas destinés à permettre à son amant, rentré à Kinshasa, de rejoindre l’Europe. Le récit évoque également un contact présumé avec Mwami DJarabu, présenté comme un cadre de l’AFC/M23, qui aurait été sollicité dans cette opération.
C’est précisément au cours de cette démarche que Denise Dusauchoy aurait été repérée puis interpellée par les autorités tanzaniennes.
Un récit qui reste à confirmer
Cette version, attribuée à Sandra Mudimbe, apporte un nouvel éclairage potentiel, mais elle doit encore être confrontée aux éléments judiciaires et aux déclarations officielles des autorités tanzaniennes et congolaises.
Pour l’heure, le ministère congolais de la Justice a confirmé que Denise Dusauchoy a été arrêtée le 30 août 2026 en Tanzanie par les autorités compétentes tanzaniennes, en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la justice congolaise. L’arrestation s’inscrit, selon Kinshasa, dans le cadre de dossiers pénaux en cours d’instruction.
Cette confirmation officielle modifie donc sensiblement les premières informations qui circulaient autour de l’affaire. Dans les premières heures, plusieurs médias congolais avaient rapporté que Denise Dusauchoy se trouvait en Tanzanie pour des formalités liées au renouvellement de son visa, notamment auprès de l’ambassade d’Espagne. Les circonstances exactes de son interpellation n’étaient alors pas connues.
Que s’est-il réellement passé à Dar es-Salaam ?
La principale question reste désormais de savoir pourquoi la justice congolaise avait délivré un mandat d’arrêt contre Denise Dusauchoy et quels faits précis sont visés par les dossiers pénaux évoqués par le ministère de la Justice.
La piste des faux visas, rapportée par son entourage, constitue à ce stade une hypothèse supplémentaire qui pourrait être examinée par les enquêteurs. Mais aucune communication officielle consultée ne confirme que cette affaire serait à l’origine de son arrestation.
De même, aucune source officielle consultée ne permet actuellement d’établir le rôle qu’aurait joué Mwami Djarabu dans une éventuelle opération de délivrance de documents de voyage.
Cette prudence est d’autant plus nécessaire que les informations publiées au lendemain de l’arrestation divergent sur plusieurs points : certains récits évoquaient une interpellation à Dar es-Salaam alors qu’elle se rendait à l’ambassade d’Espagne, tandis que d’autres parlaient d’une opération préparée avec l’intervention de services congolais.
De la Tanzanie à Kinshasa
Ce qui ne fait désormais plus de doute est son transfert vers la République démocratique du Congo. Plusieurs médias congolais ont rapporté son arrivée à Kinshasa dans la soirée du 31 août, après les démarches engagées entre les autorités des deux pays.
Le ministère de la Justice présente cette opération comme le résultat de la coopération judiciaire internationale entre Kinshasa et Dodoma. Il rappelle également que plusieurs démarches judiciaires avaient déjà été entreprises à l’étranger dans les dossiers concernant Denise Dusauchoy.
Une affaire désormais entre les mains de la justice
Le récit de Bibi Kapinga ouvre donc une nouvelle piste, mais il appartient désormais aux enquêteurs d’établir si Denise Dusauchoy s’était effectivement rendue en Tanzanie pour obtenir des documents frauduleux destinés à faciliter le départ d’un proche vers l’Europe.
La question centrale reste entière : l’affaire des visas constitue-t-elle le véritable motif de son interpellation, ou Denise Dusauchoy a-t-elle été arrêtée en Tanzanie dans le cadre d’un autre dossier judiciaire ouvert à Kinshasa ?
À ce stade, seule une communication précise des autorités judiciaires congolaises ou tanzaniennes permettra de départager les différentes versions qui circulent autour de cette arrestation.
RGL