Biographie de Jimmy Yaba

Il a reçu une éducation plutôt stricte d’un père militaire qui pariait plutôt sur les études. Et effectivement, il a essayé de lui donner satisfaction. Car après ses études primaires et secondaires à Matete, il a commencé les études d’architecture d’intérieur à l’Académie des Beaux-Arts avant de poursuivre à la Faculté de théologie catholique où il a fait la philosophie.

Mais pendant tout ce temps, la musique était son hobby principal avec un apprentissage théorique et pratique très influencé par le jazz et le blues grâce à un oncle qui avait une discothèque très fournie des disques de ces musiques. Il avais même monté un groupe « Jimmy and Co » qui jouait régulièrement du jazz et du blues dans des boîtes du centre-ville. Mais parallèlement, il étais formé, pour la musique congolaise typique, par des aînés de talent comme Mafu et Mavatiku tout en s’inspirant beaucoup du travail de Jerry Gérard qui évoluait à Brazzaville. Ce qui lui avait permis de jouer avec un orchestre à Matete et un autre à Lingwala où justement Zamwangana Enoch l’avait repéré.

Il a été choisi parmi 40 autres guitaristes qui avaient répondu à un appel à candidatures pour remplacer Tshimpaka Roxy qui, lui-même, avait remplacé Manuaku Waku. Dans ce groupe de 40 guitaristes, il y avait de grosses pointures comme Yossa Taluki de Bakuba Mayopi et surtout Kinzunga Ricos… Ainsi il fut le grand gagnant parmi ces 40.

Mbuta Matima n’était pas emballé à l’idée de recruter un soliste pendant que lui était là. Zamuangana a pesé donc de tout son poids avec le soutien de Jossart. Et pour installer les choses en douceur, ils l’ont suggéré de jouer la guitare mi-solo le temps que Matima « digère » son arrivée. Et puis, entre-temps Popolipo est arrivé aussi. Et il a commencé à me plaire à la mi-solo et il y est resté jusqu’aujourd’hui. Cela au grand dam de beaucoup de musiciens qui l’ont connu soliste comme feu Lele Sundi, Shakara…

l’album Nippon Banzaï, le plus grand succès international de notre orchestre. Si c’est Matima qui s’était occupé des enchaînements des extraits des chansons, c’est lui qui a réalisé les arrangements, qui a assuré le remodelage car il ne s’agissait pas seulement d’aligner les chansons les unes après les autres en gardant les arrangements des versions originales.

Il y a également les quatre premières chansons de “Familia Dei” dont il avais réalisé entièrement les arrangements. Et dans ce lot, il y a la chanson “Oiseau rare” de Bakunde Ilo Pablo.

L’un des plus instruits du groupe, Jimmy Yaba est un personnage très intelligent, réfléchi, éclectique qui a fait ses premières gammes dans …le jazz et le blues. Il en a gardé une culture vaste qui lui permet souvent de prendre de la hauteur par rapport à certains débats qui occupent autant la rue kinoise que …la presse musicale congolaise.

Les musiciens et les proches de Zaïko l’appelent familièrement « Chef Jimmy » et c’est tout dire. Jimmy Yaba, avec N’Yoka Longo bien sûr, Petit Poisson et Gégé Mangaya, est de ceux qui sont chargés à chaque production scénique et discographique du groupe de bien apposer l’empreinte ZAÏKO.

En fait, le passage de cet artiste dans cette formation musicale « Zaïko » a été imprégné de plusieurs faits. Les hauts et les bas. Après son succès dans Zaiko première formule (1982 – 1988; 1999 – 2009), il est compté parmi ceux qui, dans la suite du percussionniste Bakunde Ilo Pablo, sont allés former le groupe Zaiko Familial Dei (1988 – 1996), dont entre autre le chanteur Lengi-Lenga Ya Lengos.

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