Biographie d’André Mbemba dit Pamelo Mounka

André (ou Yvon) MBemba-Bingui (ou Bingui Mbemba), alias Pamelo Mounka (parfois orthographié Pamelo Mounk’a) ou Pablito.

Né le jeudi 10 mai 1945 à Brazzaville,(Congo). De son vrai nom Yvon MBEMBA BINGUI. A l’âge de 9 ans en 1954, il compose sa première chanson.

En juillet 1963, il débute la musique dans l’orchestre « Les Bantous de la Capitale » de Brazzaville. Il est arrivé dans l’orchestre les Bantous de la capitale le même jour que deux autres jeunes garçons : Passi Mermens et Samba Joseph dit Mascotte.

Il compose deux titres : Nalanda bango ; Eloko kombo bolingo…

En avril 1964, il traverse le fleuve Congo et rejoint à Kinshasa Rochereau Tabu Ley et l’Africain fiesta où il enregistre quelques semaines plus tard à Bruxelles les chansons comme : Lucie, Ritmo del Congo…
En septembre 1964 à cause du conflit entre Brazzaville et Kinshasa, il est rapatrié à Brazzaville.
En novembre 1964, il rejoint Les Bantous de la Capitale qui sont en tournée à Douala ( Cameroun)
En 1966, il participe avec Les Bantous de la Capitale au festival des Arts Nègres de Dakar. Il compose les chansons Camitina ; Patience ; Mr on va se marier…
En 1968, c’est la consécration sur le continent africain avec les gros succès de MASUWA, Congo na bisso, Ya Gaby et c’est la naissance du rythme soukouss dont il est l’un des fondateurs. Pamelo était un garçon qui avait l’inspiration fertile. Il pouvait composer à n’importe quel moment. Lorsqu’il a intégré les Bantous, il avait plus de 160 chansons dans son cahier ». Masuwa, l’un des morceaux qui sont rentrés dans les classiques de la musique congolaise, avait été composé à Dolisie en 1967 quatre ans après son intégration dans les Bantous de la capitale.

En 1969, il participe au festival panafricain à Alger ( Algérie ) et toujours en 1969, profitant du succès commercial, il enregistre la première fois en solo des chansons comme Petite Lola, l’oiseau rare, Bebi, Séjour…

En 1970, c’est la création de la SOCODI, un complexe d’enregistrement à Brazzaville, il sera le premier musicien congolais à enregistrer, accompagné avec Les Bantous de la Capitale les chansons Amen-Maria, Angeline…

En 1973, Pamelo Mounk’A quitte les Bantous de la capitale, il fonde avec Kouka Celio et Mountouari Kosmos, l’orchestre le peuple du trio CEPAKOS. Il sera le leader incontesté. Toutes ses chansons sont considérées comme des créations à part : « Sonia, alléluia mounk’a, conscience, mwana mboyo, libisa ngai, massengo … »
Le groupe ne peut pas conforter son succès et s’éclate en 1978 cinq ans après sa création.
La même année, le pouvoir politique demande à Pamelo Mounk’A de renforcer l’orchestre les Bantous de la capitale pour le festival mondial de la jeunesse à la Havane de Cuba.
En 1979, il fait une tournée africaine avec l’orchestre les Bantous de la capitale.

En 1981, se sentant exploité, il décide de prendre son destin en main, et reprend sa carrière en solo. Il le fait à Paris avec le producteur antillais Eddy Gustave. Il enregistre l’album « L’argent appelle l’argent », gros succès commercial, plus de 400.000 albums vendus en disque L.P ( sans compter les cd mis en vente après sa mort).

En 1982, il se produit dans les capitales de l’Afrique francophone à Niamey, Lomé, Bamako, Cotonou, Dakar, Abidjan, Libreville, Yaoundé, Ouagadougou, Kinshasa.
En novembre 1982, il se produit à Paris, Rennes, Lyon, Bordeaux, Montpellier et Marseille.

En décembre 1982, dans la foulée du succès de son album « l’argent appelle l’argent », il sort un deuxième album avec le même producteur « Ce n’est que ma secrétaire. Gros succès, émeute chez les revendeurs, rupture des stocks, les clients payent à l’avance. En un seul week-end plus de 10.000 albums sont vendus dans la boutique Afric-Music de la rue d’Alésia et connaîtra sa plus grande influence, avec un embouteillage de la rue durant le week-end.

En 1983, il fête ses 20 ans de carrière, il enregistre avec l’Afrisa de Tabu Ley Rochereau les chansons Cynthia, Adjoussou d’Abidjan et entame une tournée africaine dans plus de 12 pays africains.

En 1984, il effectue une tournée au Mali et se produit à Bamako, à Ségou, à Gao. Il revient à Paris pour enregistrer son troisième Album solo « Explosion » avec les titres tels que « Laisse toi aimer, Mariaker … »

En 1985, il participe aux concerts organisés à Abidjan en faveur de la famine en Ethiopie.
En 1986, il participe à la tournée africaine du président congolais Denis Sassou N’Guesso en tant que Président en exercice de l’O.U.A. Il se produit dans toutes les capitales africaines que le président Sassou ait visité.

En septembre 1986, le pouvoir politique l’oblige à réintégrer l’orchestre les Bantous de la capitale et ce dernier le nomme chef d’orchestre.

En août 1988, il tombe gravement malade. En février 1989, il est évacué en France pour des raisons de santé par la Présidence de la République.

Il subira plusieurs interventions chirurgicales…Il y reste jusqu’à la fin de l’année 1990.

Pendant son hospitalisation, il rencontre un jeune promoteur congolais Cyriaque Bassoka qui discute avec lui et décide de travailler ensemble pour la réalisation de l’album « d’ici l’an 2000 » qui sortira en France sous forme de LP et K7.

En 1995, sortie de deux albums « Les merveilles du passé » de Pamelo Mounk’A avec les Bantous de la capitale.

Le 16 janvier 1996, Pamelo Mounk’A décède au CHU de Brazzaville de diabète. Il sera enterré avec tous les honneurs d’un Grand Monument de la Musique Congolaise

Alors qu’il venait de terminer l’enregistrement de son dernier répertoire de chansons chrétiennes, Yvon Bemba Bingui dit Pamelo Mounka était fauché par la mort le lundi 14 janvier 1996. Depuis quelques années, Pamelo souffrait du diabète et d’une plaie au tendon qui avait du mal à cicatriser. Pamelo eut droit à des obsèques émouvantes. Le public lui a rendu un vibrant hommage à la dimension du talent qu’il a incarné tout au long de sa carrière musicale jalonnée de titres merveilleux tels que : «Amen Maria», «Masuwa», «Ya Gaby» exécutés par les Bantous de la capitale, «Lucie», « Pepe » et «Ninzi» créés dans African Fiesta, «Petite Lola», «Séjour» et plus près de nous «Amour de Nombakele», «L’argent appelle l’argent», «Ce n’est que ma secrétaire», «Oyourou Nyoumba», «Amour quand tu nous prends», «Buala yayi mambu», «Samantha, trésor hindou», «La femme ne se prête pas», «Chérie Mandja», etc. réalisés en solo, lui ont valu le sacre de meilleur artiste-musicien africain en 1981 et en 1982. Mais «Amour folie Clara», sortie en 1971, est sa chanson préférée. Son répertoire comporte une centaine d’œuvres enregistrées parmi lesquelles une vingtaine de succès incontestables.

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