Biographie de Paul Kamba, Polo Kamba

Auteur-compositeur, chanteur et guitariste virtuose, né le 12 décembre 1912 à Mpouya, au Congo Brazzaville, Paul Kamba fait ses études à l’Ecole Jeanne d’Arc de Brazzaville. Il s’installe ensuite à Léopolville où il commence à travailler en qualité de commis des P.T.T.No Paul Kamba est mort le 19 mars 1950, quelques mois avant son départ en France où il était attendu pour une formation musicale dans un conservatoire français.  Le talentueux artiste chanteur, Paul Kamba, a connu un immense succès tout à fait remarquable à Brazzaville et à Léopoldville (Kinshasa). Son œuvre considérable lui a valu la décoration de « Chevalier de l’Etoile du Bénin » de la République Française.

Il a débuté en 1935 dans l’orchestre bonne Espérance d’Albert Loboko. Orchestre qui va s’éclater après la mort de ce dernier.

L’artiste a ouvert la voie à toute la lignée des grands noms qui ont dominé le monde de la musique dans le grand Bassin du Congo.  Il fonde en 1941 à Brazzaville « le Victoria Brazza » qui devint un des groupes légendaires de la rumba et, passe beaucoup de temps à affiner sa musique, ce qui ne l’empêche pas de se produire régulièrement à Léopoldville (Kinshasa) et de s’imposer dans cette ville qui regorgeait d’excellents musiciens.

Paulo Kamba avait une faculté de création extraordinaire, il créa avec son groupe, un genre typique plein de charme dans lequel il s’était imposé auprès du public et des musiciens.  L’artiste n’a vécu à peine qu’une trentaine d’années, il a su élever son talent d’artiste-musicien à travers la guitare, les instruments à corde et le piano.

Ses chansons ont un tel succès régional, l’essentielle de la discographie de Paul Kamba aux Editions Ngoma : Disque n° 271 : « Victoria » – « Marie Thérèse » – Disque n°272 : « Catherine » – « Victoria ya Maria » ; Disque n°273 : « Obela Mpoko » – « Liwele ya Paulo ; Disque n°275 : « Djiguida » – « Masanga fala »

Pour cette reconnaissance, la Municipalité de Brazzaville, le Ministère de la Culture et des arts ,  chargé du Tourisme ont attribué  à plusieurs lieux son nom notamment, la rue Paul Kamba, dans le troisième arrondissement Poto-Poto ; l’Ecole nationale des Beaux-arts Paul Kamba dans l’arrondissement 1 Bacongo ; la grande compétition musicale nationale dite : « Edition Challenge Paul Kamba » ;  le buste Paul Kamba, situé à la place de la gare à Brazzaville ; l’hospice des vieillards Paul Kamba, etc.

De retour dans son pays natal en 1932, il occupe successivement des emplois au Service des Mines et des Affaires Economiques. « Tata Paulo » donne le meilleur de lui-même dans toutes les tâches que lui confère l’administration coloniale. Sa passion pour la musique ne l’empêche pas d’aimer le football où il fut un excellent arbitre central de l’époque où le stade Eboué de Brazzaville constituait le grand sanctuaire du football congolais.

Paulo Kamba a occupé différentes fonctions :  secrétaire général du syndicat des contractuels et auxiliaires du gouvernement général de l’A.E.F ; collaborateur du Cercle de l’union éducative et mutuelle de la jeunesse africaine. Il a, également, contribué à animer la rubrique culturelle de la revue Liaison, où il a laissé quelques partitions musicales.

Auteur -compositeur – guitariste, Paulo Kamba repose pour toujours au cimetière du centre-ville de Brazzaville. C’est depuis le mois de mars 1974 que l’UNEAC (Union nationale des écrivains et artistes congolais) a procédé à l’exhumation de sa dépouille, de l’ancien cimetière de Moukounzi-Ngouaka à Bacongo, pour le cimetière du Centre-ville.

Rosalie Bindika

 

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